L’agriculture représente 2 % de la consommation nationale des énergies directes (fioul, gaz, électricité).
Face aux orientations nationales de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de réduction des consommations d’énergie fossiles, l’ADEME a confié à l’Institut de l’Elevage et aux Chambres d’Agriculture de Bretagne et des Pays de la Loire l’étude de l’utilisation rationnelle de l’énergie dans les bâtiments bovins.
Au travers d’enquêtes réalisées en exploitation de veaux de boucherie, de vaches laitières et allaitantes, les partenaires de l’étude ont évalué les énergies directes utilisées pour le fonctionnement du bâtiment (chauffage de l’eau, réfrigération du lait, l’éclairage, …) et la mise en œuvre des pratiques d’élevage (distribution de fourrages, entretien des bâtiments, …). Les disparités entre exploitation et l’importance des différents postes ont permis l’identification de leviers d’action et de pistes de substitution par filière.
En élevage de veaux de boucherie, la consommation énergétique moyenne de 152 kWh/veau (en bâtiment à ventilation dynamique) concerne essentiellement le gaz et l’électricité. Le poste production d’eau chaude est prédominant (71 % de la consommation globale) comparativement au fonctionnement du bâtiment (ventilation, distribution du lait, …). Cette consommation importante liée au chauffage de l’eau met l’accent sur la nécessité d’optimiser les équipements de production d’eau chaude et sur la possibilité d’avoir recours à des énergies renouvelables telles que le solaire thermique ou la chaudière à biomasse.
En élevage laitier, la consommation énergétique moyenne mise en évidence est de 880 kWh/VL/an pour des installations de traite courantes (salle de traite épi ou par l’arrière) et une durée de stabulation de 180 jours. Cette consommation énergétique regroupe le fioul consommé lors de la mise en œuvre des pratiques d’élevage (distribution des fourrages, paillage, …) et le fonctionnement du bâtiment (tank à lait, chauffe-eau, …). Ces 2 postes représentent respectivement 47 et 53 %. Les leviers d’action portent sur les consommations liées à la traite (installation d’un prérefroidisseur, d’un récupérateur de chaleur, …) et liées aux engins (puissance de tracteur, réglage des moteurs, …). La substitution de l’énergie électrique ou fioul par de l’énergie renouvelable est peu intéressante pour un élevage laitier seul et doit, dans un souci de rentabilité, associer à un autre poste consommateur d’énergie comme la maison d’habitation.
En élevage allaitant, la consommation énergétique qui s’élève à 470 kWh/vache concerne principalement les pratiques d’élevage (80 %). L’électricité consommée pour le fonctionnement du bâtiment est peu importante.
Les trois filières bovines représentent une consommation totale annuelle de 259 GWh en veaux de boucherie, 3,4 TWh en vaches laitières et 1,9 TWh en vaches allaitantes.
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Références
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Génétique bovins lait - Contrôle laitier
Génétique des ovins allaitants
Identification et Traçabilité Animale
Economie de l’élevage et des filières
Systèmes d’exploitation bovins allaitants
Systèmes d’exploitation bovins lait
Systèmes d’exploitation ovins allaitants
Charte des bonnes pratiques d’élevage