Aujourd’hui dans les élevages au Contrôle laitier, 23 % des mises bas ont lieu en mars et 7 % d’avril à juin. Cette période de mises bas, qualifiées de tardives, est subie chez certains éleveurs, est un objectif pour d’autres et se développe dans certaines régions encouragées par des laiteries, via les grilles de prix. Ce nouvel itinéraire permettrait de produire du lait d’hiver et, dans certaines régions, de valoriser les surfaces en herbe. Cette étude fait le point sur l’ampleur de cette pratique, sur ses conditions de mise en œuvre et surtout sur ses incidences techniques et économiques.
Elle a été conduite en deux étapes : des simulations ont d’abord été réalisées pour mesurer l’incidence des mises bas tardives sur le prix du lait en fonction de différentes grilles de prix puis des enquêtes ont été effectuées dans 16 élevages.
Analyser l’intérêt de mettre en œuvre des mises bas tardives sur un élevage passe d’abord par l’analyse de la grille de prix de sa laiterie. Après cette première approche, les mises bas devront être assez tardives pour pouvoir maximiser le lait d’automne et ainsi bénéficier d’un prix du lait intéressant. A l’inverse, trop tardives, elles auront des incidences plutôt négatives sur le niveau de production, la gestion des chevreaux et la croissance des chevrettes. Des mises bas entre le 15 avril et le 30 mai semblent être un bon compromis.
Références
![]() |
![]() |
