Institut de l'Elevage

Simplification du pâturage printanier et estival pour des génisses d’un an

CR de synthèse des essais réalisés à la Station des Etablières

2 juillet 2008

Marie-Anne Bertin (Institut de l’Elevage), Didier Bastien (Institut de l’Elevage), C.R.A. Pays de la Loire, C.A. Vendée (85)

Cette étude a pour objectif de travailler sur des voies de simplification du travail d’astreinte en troupeau allaitant pendant la phase de pâturage. Deux méthodes de pâturage ont été comparées sur des génisses Charolaises d’un an, sur la ferme expérimentale des Etablières, en Vendée : un pâturage tournant sur 4 parcelles et un pâturage continue (même surface que la somme des 4 parcelles).

Co-auteurs : Jacques Molle, Alain Joulie et Franck Chaigneau (CA 85)


Avec l’augmentation de la taille des structures et le contexte social actuel, la charge de travail devient de plus en plus une préoccupation majeure des éleveurs allaitants. Cette étude a pour objectif de travailler sur des voies de simplification du travail d’astreinte en troupeau allaitant pendant la phase de pâturage. Deux méthodes de pâturage ont été comparées sur des génisses Charolaises d’un an, sur la ferme expérimentale des Etablières, en Vendée. L’expérimentation est menée sur les six mois de pâturage de printemps et d’été, depuis la mise à l’herbe de printemps jusqu’à la rentrée des génisses en bâtiment pour la reproduction, sur trois années consécutives. Deux pratiques sont mises en comparaison :

- un pâturage tournant sur 4 parcelles avec changement des animaux de parcelle environ une fois par semaine
- un pâturage continue, sur une seule parcelle dont la surface est la même que la somme des 4 parcelles du pâturage tournant

Les performances zootechniques des génisses sont sensiblement diminuées de 150 g/j, avec une période de printemps tout d’abord favorable à la croissance des génisses en pâturage continu (herbe de qualité en excédent) puis à l’inverse une période estivale favorable aux génisses en pâturage tournant (davantage de repousses et stock sec à disposition). Le gain de temps en pâturage continu est chiffré à 50%. Toutefois, l’économie de temps se fait au détriment de la productivité herbagère qui diminue de 12% et de la qualité globale de la prairie, tant sur la composition floristique que sur la détérioration de la prairie générée par le surpâturage de certaines zones et le non-pâturage pour d’autres. L’intérêt majeur du pâturage continu réside surtout dans la souplesse d’organisation du travail (pas de changement de parcelles déclenché par la gestion de l’herbe restante sur la parcelle pâturée face aux repousses des autres parcelles, pas de fauche de printemps et pas de complémentation l’été). Néanmoins, cette pratique ne doit pas écarter certaines interventions, comme la surveillance des animaux.


Références

    • Etude du Département Techniques d’Elevage et Qualité (DTEQ)
    • Réf. 040832016 - PMB4996
    • 56 pages

CA 85 CRA Pays de la Loire

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Pâturage et systèmes fourragers



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