Après deux années de forte augmentation de la production de viande bovine en France, l’Institut de l’Elevage prévoit une baisse de production de viande bovine de 5 % en 2012.
La consommation française de viande bovine chuterait également de plus de 2 %.
L’Union européenne dans son ensemble devra compter également sur une baisse tant en production (-3 %) qu’en consommation (-2 %).
En France, après deux années de forte augmentation, la production de viande bovine devrait baisser de 5 % en 2012. Cette tendance s’explique par le bon dynamisme en 2011 des exportations d’animaux maigres ayant réduit le disponible pour la production de jeunes bovins et par un cheptel reproducteur moins fourni entraînant des réformes de vaches moins nombreuses.
La consommation française de viande bovine chuterait également de plus de 2 %. En effet, la hausse des importations ne pourra être que modérée compte tenu des tensions à prévoir sur le marché européen. Quant aux exportations, elles ne pourront que baisser si l’on en croit la chute à venir de la production de taurillons et la possible baisse de la demande de l’Italie et de la Grèce, mais pas de quoi rééquilibrer le bilan français.
En complément de ces chiffres, l’Institut de l’Elevage publiera, en février, comme chaque année, un dossier sur le bilan de l’année passée et les perspectives 2012 : "L’année économique viande bovine".
En janvier dernier, nous titrions : "Les cours du bœuf flambent partout… sauf en Europe". Le frémissement des cours européens qui avait alors débuté, s’est transformé en franche hausse fin 2010 et s’est amplifié tout au long de 2011. Ce n’est pas la demande européenne qui a tiré les cours, mais bel et bien l’inadéquation, au niveau mondial, entre une production en baisse et une demande dynamique. Ainsi, la production mondiale de bœuf est en baisse en 2011, pour la quatrième année consécutive, selon toutes les sources (FAO, USDA et sources nationales compilées par nous). Alors même que la demande continue à tirer, tout particulièrement en Asie du Sud, au Moyen-Orient et en Russie.
Les exportations des neuf principaux fournisseurs mondiaux ont repris depuis 2009, après le coup d’arrêt dû au déclenchement de la crise économique et financière en 2008. Nous estimons le niveau de cette reprise modeste en 2011 à moins de 1%.
En revanche, les importations des neuf principaux acheteurs ont continué de baisser, sans discontinuer depuis 2007. Elles ont, selon nos estimations, baissé de 14% en quatre ans, et encore de près de 2% en 2011. Mais le contraste est saisissant entre les États-Unis et l’Union européenne d’un côté, et de l’autre presque tous les autres importateurs, aux achats en hausse.
Ainsi, la part des expéditions des 9 principaux exportateurs (UE et USA inclus) destinées aux États-Unis et à l’Union européenne est passée de 29% en 2007 à 18% en 2011. Les destinations se sont considérablement diversifiées depuis le déclenchement de la crise. De marchés cibles privilégiés qu’étaient naguère l’UE pour les exportateurs sur l’Atlantique et les États-Unis pour les exportateurs de minerai sur le Pacifique, leur statut s’est banalisé. Cette diversité des destinations est illustrée dans ce dossier par de nouveaux chapitres consacrés à des pays qui n’étaient pas encore traités les années précédentes (Turquie, Algérie, Indonésie…).
Dans ce contexte de forte demande dans la plupart des régions du monde et de faible production, les prix ne pouvaient que rester très élevés. Après une très forte hausse de mi-2009 à octobre 2010, les cours du bœuf des trois principaux exportateurs mondiaux (Brésil, Australie, États-Unis) sont restés autour de leurs plus hauts niveaux historiques exprimés en dollars états-uniens. Ils ont fortement augmenté en Inde, désormais quatrième exportateur mondial, tout en restant encore beaucoup plus bas qu’ailleurs.
L’UE a enfin pris le train des hausses depuis novembre 2010, grâce à l’ouverture du marché turc et à la demande très ferme dans le bassin méditerranéen tout au long de l’an passé. Aujourd’hui, les exportations européennes se font largement en animaux vifs, finis comme maigres. Les demandes turque bien sûr, mais aussi libanaise ou algérienne se sont consolidées durant l’année 2011. Cependant, ces flux sont encore plus volatils que le commerce en viande, plus sensibles aux accidents sanitaires en particulier, ou aux pressions politiques des welfaristes ou d’autres groupes. En témoignent l’effondrement en 2011 des exportations australiennes vers l’Indonésie, ou de celles de l’Uruguay vers la Turquie.
Des prix élevés ont-ils enclenché un cycle mondial de capitalisation ? En fait la situation reste très contrastée quand on a des chiffres fiables
Là encore, États-Unis et Union européenne se distinguent nettement. Dans ces deux ensembles, la décapitalisation se poursuit. Tendancielle en UE à cause de la prééminence du cheptel laitier (2/3 des vaches) qui baisse au rythme de l’augmentation de la productivité laitière, elle s’est accélérée par un mouvement de décapitalisation allaitante généralisé en 2011 chez les quatre principaux détenteurs, en France, en Espagne, au Royaume-Uni et en Irlande. Aucun signe de rémission n’est perceptible aux États-Unis, où les faibles effectifs de génisses ne laissent pas augurer d’une stabilisation prochaine après 15 ans d’érosion continue. Dans tous ces pays, l’élevage allaitant souffre de la comparaison de la rentabilité avec les cultures, voire avec la production laitière. La production devrait donc continuer à décliner en 2012, et le solde exportable dépendra de la vigueur de la demande interne, qui semble particulièrement faible dans ces pays les plus touchés par la crise économique.
Cette concurrence des grandes cultures joue aussi à plein dans des pays comme le Brésil ou l’Argentine. En Argentine, la décapitalisation depuis 2008 a été considérable dans la Pampa, cœur de l’élevage bovin du pays. Le mouvement est peut-être enfin stoppé en 2011, mais le cheptel n’est pas prêt de reconquérir le terrain perdu. Autrement dit, l’Argentine va rester un exportateur, mais désormais de second rang, surtout que sa demande intérieure reste très forte. Au Brésil, les incertitudes sur le dénombrement du cheptel sont considérables. Beaucoup d’indices montrent cependant un mouvement de capitalisation, qui pourrait se traduire par des disponibilités accrues à partir de 2013. 2012 restera encore vraisemblablement une année de faibles disponibilités, alors que la demande intérieure a fortement augmenté ces dernières années sous l’effet des redistributions de revenu aux classes les plus pauvres.
Face aux maigres disponibilités sur le marché Atlantique, les exportateurs du Pacifique sont venus pointer leur nez. Tout particulièrement en Russie ou au Moyen-Orient, dont les prix se rapprochent de ceux qui ont cours en Asie, pour des exigences qualitatives souvent moindres. C’est pourquoi l’Australie ou la Nouvelle-Zélande par exemple s’y positionnent désormais. En Océanie, l’heure est clairement à la capitalisation allaitante en Australie, qui tire parti de deux années consécutives sans accident climatique majeur. En revanche, le cheptel allaitant continue de perdre du terrain en Nouvelle-Zélande où l’élevage laitier progresse toujours fortement. En Chine et au Japon, c’est la débandade des vaches ? : pour des raisons différentes, le cheptel recule et donc le potentiel de production pour 2012, et la demande à l’importation devrait augmenter.
Seule avec l’Australie, l’Inde a un clair potentiel pour faire progresser ses exportations en 2012 : son cheptel bovin, de loin le plus nombreux au monde, est aujourd’hui très peu utilisé pour produire de la viande, interdit hindouiste oblige. Mais face à la forte demande mondiale, une véritable industrie exportatrice se structure, exclusivement à partir de bufflons. Aujourd’hui interdite dans beaucoup de pays importateurs pour des raisons sanitaires (statut fièvre aphteuse en particulier), la viande indienne devrait encore gagner des parts de marché dans un monde du bœuf qui restera en situation de pénurie en 2012.
Références
Reine Mathilde est un programme de développement de la production de lait biologique en Basse-Normandie.
Son objectif est de faire de la Basse-Normandie, une région pilote pour la production et la transformation laitières biologiques et pour l’accompagnement des producteurs. Il vise à dynamiser la filière dans le cadre d’un projet partenarial qui se déroule sur 5 ans à partir de 2010.
Le programme s’articule autour de 6 modules :
formation-conseil
analyse de la qualité des produits bio
aide aux investissements
filière viande bio
sensibilisation des vétérinaires à l’élevage bio
eau, énergie et environnement
Références
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Un virus identifié pour la première fois en Allemagne en novembre 2011
Dans le cadre d’investigations relatives à des diarrhées fébriles chez des ruminants, le laboratoire de référence allemand (FLI) a identifié en novembre 2011 un nouvel orthobunyavirus, nommé Schmallenberg virus (SBV).
L’agent responsable : un virus à transmission vectorielle
C’est un virus qui affecte les ruminants, de la famille Bunyavirus (genre Orthobunyavirus), voisin du virus d’Akabane ou virus Aino... Ces virus sont habituellement exotiques (fréquent en Afrique, Asie et Australie), ils touchent de nombreuses espèces d’animaux dont les ruminants. Ils sont transmis par des vecteurs (culicoïdes, moustiques …).
Ces virus induisent une infection chez les animaux et ne sont a priori pas considérés comme zoonotiques c’est à dire qu’ils ne sont pas pathogènes pour l’homme. Ces virus sont sensibles aux désinfectants classiques (hypochlorite de sodium 1%, éthanol à 70% et formaldéhyde…), ils sont aussi sensibles à la chaleur (50-60°c pendant au moins 30 min).
Les signes cliniques de suspicion
Les signes cliniques majeurs et déclencheurs d’une suspicion sont des naissances de nouveaux nés malformés (malformation touchant le squelette et le système nerveux), des avortements et des mortinatalités.
Chez les adultes, les symptômes seraient plutôt bénins voire inapparents (hyperthermie, diarrhées, baisse de la production laitière).
Situation épidémiologique en Europe (au 01/02/2012)
L’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et la Grande Bretagne ont signalé la présence de ce virus Schmallenberg sur leur territoire.
| Date | Total foyers | Ovins | Bovins | Caprins |
| Allemagne (31 jan) | ||||
| Pays-Bas (27 jan) | ||||
| Belgique (27 jan) | ||||
| Royaume Uni (23 jan) | ||||
| France (01 fév) |
La France a identifié ses deux premiers cas le 25 janvier. A ce jour 29 élevages sont confirmés en France (et au moins autant de suspicions en cours d’investigation) :
La transmission (vectorielle par le biais de culicoïdes, moustiques …) entre animaux est jugée faible en cette période hivernale. Les cas observés aujourd’hui résulteraient a priori d’une infection antérieure des mères pendant la gestation.
La situation épidémiologique étant certainement amenée à changer tous les jours, au fur et à mesure de la survenue des périodes de mise bas dans les élevages, ceux qui souhaiteraient connaître l’évolution de cette situation jour par jour peuvent consulter le site de la plate forme d’épidémiosurveillance. Cliquez ici.
Les mesures prises en France
Une surveillance a été mise en place par la Direction générale de l’alimentation (DGAL) début janvier 2012 ; ses modalités ont été définies sur proposition de la Plateforme de surveillance épidémiologique en santé animale. Il s’agit d’une surveillance clinique des malformations chez les ruminants visant à déceler la circulation du virus Schmallenberg sur le territoire métropolitain (note de service DGAL/SDSPA/N2012-8007 du 4 janvier 2012), avec une surveillance renforcée dans les zones les plus à risque d’introduction du virus, à savoir les régions frontalières avec la Belgique et l’Allemagne.
L’ANSES avait par ailleurs été saisie par la Direction générale de l’alimentation pour évaluer les risques de diffusion sur le territoire français.
La Dgal a aussi demandé au RFSA (Réseau Français de la Santé animale), après la confirmation des premiers cas français, de définir, de prioriser et de coordonner les besoins et les moyens de recherche sur cette maladie.
L’Institut de l’Elevage participe à ce réseau et donc à la définition de ce programme de recherche au côté de l’ANSES, des services du ministère de l’agriculture, des représentants de la recherche pharmaceutique industrielle, de la recherche publique, de la formation en santé animale, de GDS France, de Race de France, des représentants des vétérinaires, des laboratoires vétérinaires etc.
Les axes de recherche prioritaires identifiés sont non seulement la mise au point d’un outil de diagnostique sérologique et d’un vaccin mais aussi une meilleure description de la situation épidémiologique des troupeaux atteints. Cette description nous permettra d’évaluer l’impact de cette maladie dans les troupeaux .
Quid de la réglementation ?
Cette affection n’est actuellement visée par aucune réglementation communautaire ou internationale, toutefois compte tenu de son caractère émergent, les pays touchés ont pris l’initiative d’en informer la Commission Européenne et l’OIE.
Aucune restriction particulière n’est mise en œuvre dans les élevages et aucune mesure spécifique n’est appliquée aux produits. Néanmoins, la DGAl rappelle que la réglementation sanitaire interdit le mouvement des animaux malades et la consommation de leurs produits.
Pour en savoir plus :
Créé il y a une dizaine d’année, ce groupement d’intérêt scientifique a profité des journées des 3R (Rencontres, recherches, ruminants) en décembre 2011 pour dresser un bilan d’activité.
Aujourd’hui la Cryobanque conserve 250.000 doses de 13 espèces différentes, représentant 70 races et plus de 4.200 donneurs. Une grande partie des races laitières y sont représentées.
les principales recommandations en matière de construction ou d’aménagement de bâtiment spécialisés
les conséquences de l’investissement dans un bâtiment neuf lors de l’installation ou de la création d’un atelier sont abordées, chiffres à l’appui.
Ce document a été réalisé dans le cadre de l’édition 2011 de Techovin pour le pôle bâtiment-équipements.
Références

Après deux années de forte augmentation de la production de viande bovine en France, l’Institut de l’Elevage prévoit une baisse de production de viande bovine de 5 % en 2012.
La consommation française de viande bovine chuterait également de plus de 2 %.
L’Union européenne dans son ensemble devra compter également sur une baisse tant en production (-3 %) qu’en consommation (-2 %).
Soumise à la concurrence des grandes cultures et du lait, la production mondiale de viande bovine a reculé en 2011 pour la 4ème année consécutive. Et ce alors même que la demande continue de tirer, tout particulièrement en Asie, au Moyen-Orient et en Russie. Les pays émergents pesant de plus en plus dans la consommation globale, contrairement aux États-Unis et à l’Europe qui voient leur consommation chuter, les flux mondiaux ont été nettement réorientés. Ceci est illustré dans ce dossier par de nouveaux chapitres consacrés à des pays qui n’étaient pas traités les années précédentes (Turquie, Algérie, Indonésie…). Dans ce contexte, les prix ont poursuivi leur hausse, en particulier dans l’Union européenne où ils se sont enfin mis au diapason du marché mondial.
27 janvier 2012
Reine Mathilde est un programme de développement de la production de lait biologique en Basse-Normandie.
Son objectif est de faire de la Basse-Normandie, une région pilote pour la production et la transformation laitières biologiques et pour l’accompagnement des producteurs. Il vise à dynamiser la filière dans le cadre d’un projet partenarial qui se déroule sur 5 ans à partir de 2010.
1er février 2012
![]() | Retrouvez toute l’actualité Schmallenberg dans l’espace thématique Santé animale |
24 janvier 2012Créé il y a une dizaine d’année, ce groupement d’intérêt scientifique a profité des journées des 3R (Rencontres, recherches, ruminants) en décembre 2011 pour dresser un bilan d’activité.
Aujourd’hui la Cryobanque conserve 250.000 doses de 13 espèces différentes, représentant 70 races et plus de 4.200 donneurs. Une grande partie des races laitières y sont représentées.
26 janvier 2012
les principales recommandations en matière de construction ou d’aménagement de bâtiment spécialisés
les conséquences de l’investissement dans un bâtiment neuf lors de l’installation ou de la création d’un atelier sont abordées, chiffres à l’appui.